L'appel

Immobile et figée j'attends l'appel de mon nom.
Mon cartable sans cahiers semble comme affamé,
Je n'aime pas la rentrée.

Le proviseur monotone égrène les noms.
Le silence entourant l'alphabet pèse une tonne.

Les fleurs de ma robe neuve sont déjà toutes fanées.
Quelques perles de rosées mouillent mes joues bronzées.
Maman me manque déjà, je n'aime pas la rentrée.