Il est vrai que de lecture à écriture la liaison semble proche.
Rapidement je déposai ce trait d'union, reliant mon affection pour les livres à la satisfaction d'écrire. Contraires à mes peintures la plupart spontanées, mes phases d'écritures s'apparentent aux moments réfléchis et posés de ma vie. En général imprégné par mes textes mais étonnamment serein, je quitte ces périodes diurnes et nocturnes profondément ressourcé. Sentiment totalement antagoniste, mais salvateur, avec cette impression de profonde fatigue. Exhumant une sensation bizarre, d'avoir accompli sa tache guidé par on ne sait quelle force spirituelle ou humaine ainsi que cette nécessité impérieuse d'approfondir le récit, d'améliorer son texte de trouver le mot juste ou d'adapter sa rime.
Les livres proposent les prémices de l'évasion. Ils représentent le seuil des portes menant vers la liberté. L'écrit, lui, exprime cette liberté, transcende les pensées et canalise les imaginaires exacerbés. Il permet de poser sur le papier un reflet de soi-même comme un filigrane de personnalité.